C'est vrai aussi que même quand on la tourne une page reste dans le livre, juste là... Pour le meilleur comme pour le pire.
A tous ceux qui ont derrière eux des blessures mal soignées, des brulures au c½ur que le temps aura pansé mais qu'ils n'oublieront jamais.
Quand les soirs de spleen, j'regarde ma vie j'en vois de belles
T'as pas idée dans ces ruelles du nombre de vies qui se trimballent
A droite à gauche, usés, en errance programmée
Qu'ils aient un but ou non sans exception nous sommes tous naufragés
Ça commence tôt,
J'ai a peine le temps d'comprendre ce qui se passe
Haut comme trois pommes, déjà
Ils tardent jamais pour t'inculquer leur loi
J'ai cru trouver, un instant, les gens pour m'épauler
Un pour tous, tous pour un, le tout sans arrière pensée
Enfin, j'croyais mais je me suis retrouvé seul
J'ai vu qu'on ne m'acceptait que pour mieux m'cracher à la gueule
Pourtant
Pas à pas j'trace ma voie au gré de mes envies
Je vis, même si parfois je crois mourir j'suis pas encore en âge
Si le chapitre et dur je m'efforce de tourner la page
Je garde de chaque chose l'essentiel, j'négocie pour qu'la vie soit belle
A un moment donné sûrement avant d'y être préparé, tu te rends compte, soudain
Que la vie et faite de coups de théâtre, que c'est toi sur les planches
Je crois rêver quand le marchand de sable me balance de la blanche
Autres substances et addictifs, face à quelques psys trop passifs
Qu'un faux espoir,
Mais tu vois leurs cachetons j'peux les trouver au marché noir
Et tu tapes joints sur comprimés
T'as des témoins devant tes yeux tous opprimés
Déconnectés, t'as l'impression qu'tu vas te réveiller
Mais non, malheureusement
Pas d'placebo pour ton salut
Et les six prochains mois tu va les passer à trembler
Tu sais
On en a vu qui s'en sortaient et d'autres qu'ont pas eu cette chance
Moi les seuls flashes que j'ai c'est les souvenirs d'mes potes quand ils sniffaient
Jamais insensible à la honte d'un souvenir qui s'enfuit
Même si l'contexte me rend coupable j'ai jamais été de ceux-ci
J'émerge d'un genre de coma, difficile de tomber plus bas
Alors j'prend les devants, je chope les rennes et je les lâcherai pas
J'mets des valeurs
A la place d'la violence
Je laisse les autres me donner une chance
Tu fais le point rapidement, rétrospective turbo
Quatorze piges dans le vent et maintenant tu repars à zéro
Nouvelle donne, mec, tu va pas m'coire parce que c'est con
Je trouve un piano et j'me rends compte que je suis vivant quand je fais du son
Les gens qui m'entourent maintenant me rassurent pour demain
Les jours que je coule maintenant sont des partitions
A plusieurs mains
J'ai plus des amis mais des frères
A la place d'une plaie, des blessures que j'enterre
Tu t'évades et t'es libre quand tu regarde par la fenêtre
Tu sais qu'ils sont là-bas, le ciel est ta maison le vent devient ta raison
En se prenant à rêver des fois un bon feeling te vient, mais saches
Que si on fais pas attention parfois on évite pas un crash
Vient le temps des combats des causes perdues d'avance
Tu te bats, tu relance, on te suit dans la danse
Les lettres sont un nouveau terrain de jeu
Phrase après phrase ta plume devient un arme
Je n'ai pas besoin de muses parce que j'écris avec mes larmes
A force de nier en bloc les sentiments que j'ai
Je me rends compte que j'ai changé, que mon c½ur est de pierre
Je désespéré
Sans arriver à concilier réalité et utopie
Et quand je brandis le poing, en gueulant
Ma conscience ma rappelle qu'il y a un truc dont j'suis pas au courant
Tiré d'un néant sordide, l'inconnu pour seul guide
Sans foi en mon destin, me croyant oublié parmi les hommes
J'ai tué Cupidon
Il avait déjà décoché tant mieux pour moi puisqu'il m'a pas raté
C'était un jour de mars, ensoleillé, mes yeux devaient briller
Je me pensais à l'abri, et depuis j'pète un câble
J'ai joué cartes sur table,
Un carré d'as de c½ur pour un coup de foudre inexplicable
C'en était bien assez pour me rappeler le goût de la peur
Pour préférer à la sensation du vide celle de la douleur
Avec peine et sans rancune, avec la haine de mes lacunes
Le respect m'impose le silence, et le désespoir la mélancolie
Impossible d'oublier qu'elle est la lumière de mes nuits
Y'a un peu de moi qui doit être plus qu'un autre, un salaud
Mais aucun ici bas ne mérite les honneurs de Sappho
Tirer des plans sur la comète en priant pour que'ça tienne debout
Regarder ensemble un passé en photos
Qu'on voudrait avenir
Tenter de repousser l'échéance car la fin, c'est bientôt...
Pas à pas j'trace ma voie au gré de ma folie
Je vis, même si parfois j'voudrai mourir j'suis pas encore en âge
J'ai plus de page a tourner parce que c'est moi qu'ai choisi mon bouquin
Je l'écris et t'en fais partie, tu peux le lire, il sera bien.